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mardi 7.9.2010
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• Intégration civique et analphabétisme • Les collaborateurs de bon soutiennent la campagne de régularisation menée par Foyer • Story: Kunsang • Le navetteur devient bruxellois • La campagne « marchés » de bon tient la route • bon à savoir • Prochains cours en novembre
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• Intégration civique et analphabétisme
Les analphabètes entrent pour une part importante dans le public cible de bon. Au-delà des illettrés au sens strict, ce groupe comprend également les personnes qui ne lisent pas les caractères latins.
C’est ainsi qu’un Tibétain peut maîtriser l’écriture tibétaine et se trouver démuni face à l’alphabet latin. Ces personnes sont dites « alteraphabétisées ». Ces personnes sont peu voire pas du tout scolarisées. C’est précisément cette association de faible scolarité et de faible alphabétisation qui fragilise ce groupe dans notre société. Symboles et pictogrammes bon a développé un cours d’intégration civique spécialement à leur attention. Les thèmes sont abordés d’une manière aussi pratique que possible et, si nécessaire, illustrés de symboles et de pictogrammes. Ils se focalisent principalement sur l’organisation pratique de la vie à Bruxelles, comme une visite chez le médecin ou les transports en commun.
Savoir-faire spécifique Au cours des années précédentes, les formateurs ont acquis un savoir-faire spécifique pour ces groupes. Le rythme est également adapté. Dans presque tous les cas, bon étale ce cours sur une période de 4 mois, avec deux sessions par semaine. De même l’accompagnement individuel est plus intense et davantage axé sur l’autonomie au quotidien. CBE Brusselleer Autre point important, il faut signaler que CBE Brusselleer propose à ce groupe un cours d’alphabétisation après (parfois même pendant) le cours d’intégration civique, dans une perspective de transition en souplesse. Les francophones seront orientés vers nos partenaires de Lire et Écrire. L’an prochain, bon proposera aux analphabètes (ou alteralphabétisés) des cours adaptés en français, poular, arabe et tibétain. D’autres groupes linguistiques sont à l’étude.
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• Les collaborateurs de bon soutiennent la campagne de régularisation menée par Foyer
Foyer organise pendant trois mois des permanences pour les personnes qui espèrent être dans les conditions d’une régularisation. Tous les mardis et jeudis, du 15 septembre au 15 décembre, les candidats peuvent demander conseil à Foyer et compléter un dossier en vue de légaliser leur séjour en Belgique ou d’acquérir un meilleur statut.
Ces permanences ne sont pas organisées par le seul personnel de Foyer, qui a lancé un appel à la collaboration auquel plusieurs associations bruxelloises – dont bon – ont répondu positivement. bon revient rue des Ateliers… Après quelques simulations avec Ann Bogman, juriste de Foyer, plusieurs de nos collaborateurs se sont lancés « pour du vrai » et remplissent à présent des dossiers de demande à Molenbeek, rue des Ateliers, dans le bâtiment bien connu où bon a tenu boutique jusqu’à l’an dernier.
La demande de renfort aux permanences de Foyer est motivée par le grand nombre de candidats attendus. À juste titre ! Trois cent personnes ont été accueillies le premier jour. Une longue route La régularisation a été un processus laborieux. Dans l’accord de gouvernement du 18 mars 2008, les signataires avaient décidé qu’une solution devait être trouvée pour les nombreuses personnes sans statut ou bénéficiant d’un statut précaire depuis longtemps. Le ping-pong entre partis flamands et francophones ainsi qu’entre couleurs politiques a eu pour effet que l’accord s’est fait attendre. 2008 s’est achevé et 2009 se passe sans que soient tenues les promesses de régularisation de l’accord de gouvernement. La situation de certaines personnes devient critique. Des sans-papiers et d’autres sous statut précaire s’impatientent.
Grands espoirs Les promesses d’accord gouvernemental semblent avoir suscité de grands espoirs, qui se transforment hélas en profond désespoir. Le débat sociétal se fait de plus en plus à voix haute, les candidats à la régularisation se radicalisent – il n’y a jamais eu autant de grèves de la faim en Belgique qu’à ce moment. Un phénomène nouveau voit le jour : l’occupation de grues. Et l’intégration civique ? La campagne de régularisation vise les illégaux, bien sûr, mais aussi les personnes sous statut précaire, dont plusieurs suivent nos formations. Ces derniers jours, plusieurs nous ont contactés pour que nous les aidions à étoffer leur dossier.
Si leur régularisation est approuvée, ils bénéficieront d’un séjour sans limitation de durée. Dans ces conditions, ils s’inscriront bien mieux dans le cadre de l’intégration civique : un bureau d’accueil propose en effet un programme qui investit dans l’avenir de la personne concernée. Le programme – et la notion même – de l’intégration civique est incompatible avec des personnes désespérées, à la recherche d’un emploi sur un marché en crise.
Une grande inconnue L’inverse est également vrai. De nombreuses personnes qui ne nous connaissent pas deviendront, une fois régularisées, un groupe cible pour l’intégration civique. Leur nombre est une grande inconnue. Les estimations vont de 10 000 à un total de 350 000 sur cinq ans, immigration secondaire comprise.
En pratique Les critères en bref :
Les personnes qui séjournent depuis cinq ans en Belgique et qui peuvent faire état d’un ancrage local durable entrent en considération pour une régularisation illimitée.
Les personnes présentes sur le territoire depuis le 31 mars 2007 et pouvant présenter un contrat de travail entrent en ligne de compte pour une régularisation de 1 an. Ces personnes doivent, elles aussi, faire état d’un ancrage local durable.
Par ailleurs, des critères – comme une longue procédure de demande d’asile ou des situations humanitaires d’urgence – peuvent donner droit à la régularisation en dehors de la campagne également. En principe, ces personnes bénéficient d’une régularisation illimitée.
La personne qui se présente à la rue des Ateliers reçoit une explication succincte et un numéro de dossier. Vingt personnes peuvent être reçues chaque jour, ce qui a permis d’associer une date à chaque numéro. Témoignage
Nan Valckx, collaboratrice de bon, consacre chaque semaine une demi-journée au traitement des dossiers.
« Personnellement, je me suis rendue deux fois sur place le mardi après-midi. Heureusement, les premières fois, nous avons travaillé en tandem. Constituer un dossier aussi complet que possible est une responsabilité importante.
Souvent, les gens n’ont pas tous les documents dont ils ont besoin. Ce numéro leur permet donc de revenir.
Lorsque le dossier est complet, le formulaire officiel est complété sur ordinateur et imprimé. Les nouvelles demandes doivent être envoyées par la poste. Les demandes complémentaires peuvent être communiquées par e-mail . »
Qu’est-ce qu’une demande complémentaire ? « C’est le cas, par exemple, d’une personne qui a déjà introduit une demande de régularisation et peut désormais ajouter à son dossier les critères spécifiques d’ancrage local durable.
Le public est très divers. On constate que la plupart des gens sont assez bien informés et répondent effectivement aux critères. C’est le cas notamment de cet étudiant qui a toujours travaillé pour payer ses études et veut rester en Belgique, maintenant qu’il est diplômé. Ou cet homme régularisé à titre temporaire voici quelques années pour raisons médicales et qui pourrait bénéficier d’un droit de séjour permanent.
Et lorsqu’un grand groupe de Pakistanais s’est présenté à la porte, l’un des juristes a exposé les critères en anglais. Plusieurs médiateurs interculturels ont assuré des traductions sur place, notamment vers l’albanais.
L’ambiance est bonne et la présence de juristes permet de constituer des dossiers de qualité. Le public est d’ailleurs très reconnaissant pour l’aide apportée. »
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Kunsang
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• Story: Kunsang
Kunsang est tibétain. En Belgique depuis un an, il est en contact avec bon. Marianne, collaboratrice pédagogique, s’est intéressée à son histoire.
M : Kunsang, ton pays parle à notre imagination. Nous rêvons de visiter le Tibet, sa culture et sa spiritualité nous attirent. Pour quelles raisons as-tu quitté le Tibet ? K : « Au Tibet, les jeunes n’ont pas d’avenir. Les droits de l’homme ne sont pas respectés, il n’y a pas d’enseignement correct pour les personnes sans argent. Nos jeunes rêvent de bien vivre, selon leurs choix, et pour cela, ils s’en vont. » M : Pourquoi la Belgique ? K : « Le Belgique n’est pas connue au Tibet, je n’avais même pas idée que ce pays existait. J’ai fui en Inde et là j’ai donné beaucoup d’argent à un trafiquant pour aller plus loin. Il m’a mis dans un avion et à l’arrivée, j’ai demandé l’asile. C’est à ce moment que j’ai appris que j’étais en Belgique. À l’époque, je parlais quelques mots d’anglais. J’ai appris des rudiments de néerlandais dans un centre d’accueil près d’Anvers. Ensuite, je suis parti pour Bruxelles avec ma carte orange. À ce moment, je savais déjà qu’il y avait plus de chances de trouver du travail en Flandre. » M : Comment es-tu arrivé chez bon ? K : « À l’époque, bon s’appelait encore Tracé. Des amis m’ont donné l’adresse. Là, j’ai suivi le cours d’orientation sociale avec Hilke Thielemans, Jan Scheers était mon accompagnateur. Ensuite, j’ai suivi le néerlandais et une formation d’aide cuisinier au VDAB. » M : Et actuellement, tu es opérateur de production chez Chillfis, qui prépare des aliments prêts à l’emploi. As-tu trouvé facilement ? K : « Cela n’a pas été si simple. Ma demande d’asile n’a pas été acceptée. Tout un temps, j’ai été sans papiers et donc aussi sans permis de travail. Heureusement, j’ai toujours pu trouver des personnes et des associations pour m’aider. C’est grâce à elles que j’ai obtenu une régularisation. Pendant un temps, j’ai suivi, chez bon, le cours d’orientation sociale pour tibétains. J’ai été hébergé chez une amie à Anvers. Et j’ai cherché du travail là-bas. Depuis septembre, j’ai un contrat fixe à temps plein chez Chillfis. Je peux donc y mettre en pratique mon diplôme de cuisinier du VDAB. » M : As-tu un message à transmettre aux personnes qui veulent faire leur vie en Belgique ? K : « Je pense toujours d’abord à bon. L’accompagnement personnel qu’ils donnent fait gagner du temps. On apprend à connaître la Belgique. On se fait des amis. Les premiers mois sont très difficiles, mais bon veille à ce que l’on ne perde pas courage et que l’on ne reste pas isolé. »
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• Le navetteur devient bruxellois
bon, c’est bien plus que l’intégration civique. C’est ce que nous prouvons une fois de plus par un programme en trois volets à l’agenda de Broodje Brussel. La première activité, un cours d’orientation sociale pour navetteurs, se tiendra le mercredi 21 octobre. Cet automne, bon met à l’agenda de Broodje Brussel un programme en trois volets, en collaboration avec Onthaal en Promotie Brussel. Ce programme du temps de midi vise à mieux faire découvrir la ville aux navetteurs néerlandophones qui travaillent à Bruxelles. Textes poétiques L’an passé, bon a mis plusieurs activités à l’agenda, qui permettaient aux navetteurs de découvrir les textes poétiques de plusieurs personnes inscrites dans nos formations. Cette année, nous faisons un pas de plus. Le mercredi 21 octobre Notre triptyque est baptisé « Van pendelaar tot Brusselaar ». Il comprend un cours d’orientation sociale, une promenade dans Bruxelles et un café échecs. Le mercredi 21 octobre, chacun est le bienvenu rue Philippe de Champagne (Huis van het Nederlands). De 12 h 30 à 13 h 30, Marysia, enseignante chez bon, donnera un cours d’orientation sociale en néerlandais, spécialement destiné aux navetteurs. Mieux connaître Bruxelles Les navetteurs peuvent, eux aussi, apprendre à mieux connaître Bruxelles. Ce n’est pas réservé aux néo-arrivants ou aux personnes inscrites dans nos parcours ! Après une information succincte sur bon et ses objectifs, ce cours ludique permettra en peu de temps aux navetteurs de mettre à jour leurs connaissances sur Bruxelles. L’activité est gratuite, mais il est prudent de réserver. Pour plus d’info, voir le site de Broodje Brussel .
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• La campagne « marchés » de bon tient la route
Depuis le 15 septembre 2009, bon écume les marchés de Bruxelles avec caravane et tonnelle, pour mieux atteindre son public cible.
Nous nous sommes déjà installés sur sept marchés, quatre sont encore au programme. Sur chaque marché, une équipe motivée de collaborateurs de bon et de volontaires s’efforce d’informer au mieux les passants sur les activités de l’association.
Ambassadeurs de bon Tous nos volontaires sont ou ont été inscrits à nos formations. Comme ambassadeurs de bon, il n’y a pas mieux ! Forts de leur expérience comme bagage, ils savent convaincre des avantages que présente le parcours d’intégration proposé par bon. Marché annuel d'Anderlecht Le coup d’envoi de la campagne a été donné au marché annuel d’Anderlecht, où bon a noté les noms de 80 personnes intéressées. Après deux marchés plus petits – place Saint-Denis (Forest) et place Saint-Josse – la caravane de bon s’est installée un dimanche sur le marché de la gare du Midi et un jeudi sur celui de Molenbeek-Saint-Jean. Vif intérêt Nos collaborateurs avaient déjà noté un vif intérêt sur les marchés mêmes. Mais il y a mieux. De nombreuses personnes étaient à ce point motivées qu’elles se sont présentées le jour même chez bon pour s’inscrire. Il est encore trop tôt pour des statistiques complètes, mais le succès de la campagne est d’ores et déjà assuré ! Si vous voulez rencontrer un collaborateur de bon sur un marché, vous pouvez le faire jusqu’au 25 octobre. La liste se trouve sur notre site internet . Vous trouverez également des photos sur notre page Facebook : www.facebook.com/bonvzw
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bon à savoir
• Offres d'emploi : bon est à la recherche d'un coordinateur recrutement (h/f). Plus d'info : www.bonvzw.be/offres .
• Presse : au courant du mois d'octobre, Brussel Deze Week publiera 4 reportages sur bon. Lisez plus sur la page presse de notre site .
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• Prochains cours en novembre
Cours d’orientation sociale en français, anglais, arabe, russe, espagnol, turc et tibétain. Dates: du 9 novembre 2009 jusqu'au 15 décembre 2009 (il y a des cours le matin, l'après-midi ou le soir). Où? Les cours ont lieu dans les antennes de Bruxelles, Schaerbeek, Koekelberg et Molenbeek.
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