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Demandeurs d'asile

Les demandeurs d’asile sont les bienvenus chez bon

Après avoir été provisoirement écartés en 2007, les demandeurs d’asile réintègrent notre groupe cible. La modification au décret sur l’intégration civique du 1er février 2008 autorise les demandeurs d’asile à entamer un parcours d’intégration après quatre mois de procédure. bon invite toutes les organisations à lui adresser les personnes remplissant ces conditions.

Le décret sur l’intégration civique concerne les personnes qui s’établissent durablement et de manière légale en Flandre et dans la région de Bruxelles-Capitale. D’emblée, la route était barrée pour les demandeurs d’asile. Une demande d'asile peut en effet prendre beaucoup de temps avant que la personne ait une clarté sur son droit de séjour de longue durée. Trop pour être assimilée à un séjour provisoire.

Avant la réforme de la procédure d’asile du 1er juin 2007, on distinguait deux phases : la phase de recevabilité et la phase de fond. Après la première phase, une fois la demande jugée recevable, le demandeur pouvait entamer un parcours d’intégration. Suite à la réforme, la procédure n’était plus scindée en deux phases. Conséquence : pendant tout un temps, les demandeurs d’asile n’ont plus pu se présenter aux bureaux d’accueil.
Le ministre flamand des Affaires Intérieures, de la Politique des villes, du Logement et de l’Intégration, Marino Keulen, a donc élaboré une nouvelle réglementation. Le 1er février 2008, le décret sur l’intégration civique a été modifié. Les demandeurs d’asile qui ont introduit une demande d’asile à partir du 1 juin 2007,  peuvent commencer un parcours d’intégration après quatre mois de procédure. En Flandre, ils sont même obligés de suivre, dans le cadre de ce parcours, le volet orientation sociale. Dans la région de Bruxelles-Capitale, par contre, c’est un droit. Les demandeurs d’asile sont en plus prioritaire au sein du groupe cible.

En tant que bureau d’accueil, nous insistons sur l’importance de proposer le plus vite possible un parcours d’intégration aux demandeurs d’asile.  Celui-ci leur permet d’étendre leur réseau social et de bénéficier d’un accompagnement individuel pour de nombreux problèmes. En outre, les cours d’orientation sociale leur fournissent quantité d’informations utiles dans une langue qu’ils connaissent. Les enseignants abordent des questions telles que l’enseignement, les statuts de séjour et la société belge.  C’est l’occasion idéale, pour les participants et en particulier les demandeurs d’asile, d’en apprendre plus sur le pays où ils séjournent et où ils souhaitent construire une nouvelle vie.

Il reste encore un élément qui doit être réglé, c’est le droit au travail 6 mois après la demande d’asile. Le Conseil Fédérale des Ministres a approuvé le 3 avril 2009 un projet d’Arrêté Royal à ce sujet . Ce n’est donc plus qu’une question de quelques mois avant que le droit au travail ne se règle.

Conclusion
Après avoir été mis provisoirement sur la touche en 2007, les demandeurs d’asile réintègrent le groupe cible de bon. Pour les 19 communes bruxelloises, et contrairement à la Flandre, bon ne dispose pas d’un canal d’information fixe sur les primo-arrivants. Nous avons une équipe Inscriptions qui s’efforce de toucher le public cible, de l’informer et de l’orienter vers les services de bon. Parallèlement, nous invitons toutes les organisations concernées à nous renvoyer les demandeurs d’asile.

Pour plus d’informations, contactez bon.