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Portret: Abdelkader
  Ils s’appellent Abdelkader, Mouna, Maktar et Khadidjeh. Ils viennent de divers pays et possèdent une histoire et des attentes différentes. Ils ont pourtant une chose en commun : leur implication désintéressée pour leurs prochains.

Abdelkader : homme à tout faire chez Minor-Ndako

Abdelkader est arrivé en Belgique en janvier 2007. En octobre de la même année, il reçoit une lettre du bourgmestre de Molenbeek attirant son attention sur l’existence de bon. Il s’inscrit au programme d’intégration civique et l’entame au mois de novembre 2007.

Malgré tous ses efforts et en dépit de ses nombreuses expériences, Abdelkader n’a pas encore trouvé de travail. Au Maroc, il avait, dès l’enfance, travaillé dans de nombreux secteurs : footballeur professionnel, sauveteur, agent de quartier, peintre et homme à tout faire. Il possède en outre un diplôme en électricité.
Abdelkader remarque que, pendant les pauses entre les cours d’orientation sociale, un volontaire prépare le café et les biscuits ; il fait savoir que cela l’intéresse aussi. Lorsque, en avril, bon se met à la recherche d’un bénévole pour tenir le bar durant la fête des attestations qui a lieu tous les 2 mois, il n’hésite pas une seconde. Depuis, il est un membre de confiance, une valeur sûre, de l’équipe de volontaires de bon.

En juillet 2008, un poste s’ouvre chez Minor-Ndako vzw, un centre d’accueil et d’accompagnement pour mineurs étrangers non accompagnés et pour mineurs victimes de la traite des êtres humains. Le centre cherche de toute urgence un homme à tout faire bénévole, un jour par semaine. Son CV et une rencontre suffisent à convaincre Minor-Ndako. Une semaine plus tard, Abdelkader se met au travail.

Maintenant, chaque jeudi, il profite de la possibilité de combiner ses connaissances techniques à un objectif social. Il peint, remplace les ampoules, taille le lierre et taquine les enfants et les jeunes avec beaucoup de plaisir. Un emploi rémunéré comparable est maintenant une perspective réaliste pour Abdel.


Mouna : aide administrative chez VIC

Mouna est une dame marocaine hautement qualifiée. Elle cherchait un travail dans l’administration, le tourisme, l’hôtellerie… Elle avait terminé le cours d’Orientation sociale et suivait un cours de néerlandais de très bon niveau. Travailler un jour par semaine comme aide administrative bénévole pour l’ONG VIC pouvait lui plaire. Elle se met au travail avec tant de dévouement que quelques semaines plus tard, elle se voit offrir un contrat temporaire rémunéré. L’histoire de Mouna continue, car quelques mois plus tard, VIC lui propose à nouveau un contrat à mi-temps.


Maktar : charger et décharger à Oxfam-Magasins du monde

Maktar du Sénégal avait besoin de se rendre utile et envie de travailler bénévolement. Quoi faire et où lui était plutôt égal du moment qu’il puisse exercer son néerlandais. Il s’est rendu à un entretien avec Oxfam-Magasins du monde et aide maintenant un demi-jour par semaine au chargement et déchargement des fournitures.


Khadidjeh : garde d’enfant à la « Huis der Gezinnen »

En Iran, Khadidjeh était sage-femme ; son diplôme n’a pourtant pas été reconnu en Belgique. Elle a suivi une formation de coiffeuse mais son cœur la poussait encore et toujours vers sa première vocation. Pour compenser cette perte et entrer en contact avec de jeunes mamans et leurs enfants, elle a commencé à travaillé à la « Huis der gezinnen » où elle accueille les enfants pendant que les mamans suivent une formation. Khadidjeh a une connaissance des langues assez étendue, qu’elle peut mettre à profit tout en élargissant son propre réseau.