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Climo

CLIMO : « Chacun sait faire quelque chose, personne ne sait tout faire. »

Depuis janvier 2009, tous les bureaux d’accueil de Flandre et de Bruxelles utilisent progressivement une nouvelle méthode pédagogique : CLIMO (Coöperatief Leren in Multiculturele Omgeving - Apprentissage coopératif en environnement multiculturel). Quelles en sont les principes ?  Et comment est-elle reçue ?


 

CLIMO est une manière de concevoir le cours d’orientation sociale, une méthode, et non un objectif en soi. Le point de départ de cette méthode est : « Chacun sait faire quelque chose, personne ne sait tout faire ».  L’objectif est l’apprentissage participatif, évitant la pure transmission de connaissances. Il s’agit d’une méthode ouverte, sans manuel standard. L’enseignant en orientation sociale (MO) fournit des outils grâce auxquels les participants acquièrent eux-mêmes des informations et font leurs choix. Ils pourront de la sorte interagir plus facilement avec des groupes hétérogènes. Ce processus d’apprentissage intégré bénéficie du soutien maximal des accompagnateurs.

Codification
Le maître mot de la méthode est codification. Cela signifie : partir des besoins et des questions des participants. Quatre questions sont ainsi au centre de chaque leçon :
- Que voyez-vous ?
- Qu’en pensez-vous ?
- Comment faites-vous le lien avec votre vie quotidienne ?
- Que voulez-vous en apprendre ?

L’enseignant transforme ces questions en thèmes concrets. Il se concerte avec son groupe sur l’évolution du programme. Pour les discussions, il répartit la classe en sous-groupes.

Quatre étapes
L’enseignant en orientation sociale travaille en quatre étapes :

- Phase d’introduction : quelles questions le groupe se pose-t-il, qu’a-t-il besoin d’apprendre ? L’enseignant introduit un thème et veille à y impliquer le groupe.
- Phase d’offre : l’enseignant donne des explications sur le thème et l’illustre, par exemple, par une visite à un organisme ou une association.
- Phase d’exercice : l’enseignant met le thème en pratique, l’applique et en étend le champ.
- Phase de transfert : l’enseignant stimule son groupe à faire des choix et à passer à l’action.

L’enseignant en orientation sociale travaille en quatre étapes :- Phase d’introduction : quelles questions le groupe se pose-t-il, qu’a-t-il besoin d’apprendre ? L’enseignant introduit un thème et veille à y impliquer le groupe.- Phase d’offre : l’enseignant donne des explications sur le thème et l’illustre, par exemple, par une visite à un organisme ou une association.- Phase d’exercice : l’enseignant met le thème en pratique, l’applique et en étend le champ.- Phase de transfert : l’enseignant stimule son groupe à faire des choix et à passer à l’action.

Les quatre sages
bon, le bureau d’accueil bruxellois, n’a pas ménagé ses efforts pour pouvoir lancer la nouvelle méthode. C’est ainsi que pour pouvoir démarrer en janvier, bon a dégagé du temps, dès novembre 2008, pour que quatre enseignants puissent se préparer correctement au changement en vue. Ils ont très vite été appelés « les quatre sages ». Pendant la période de préparatifs pédagogiques, ils ont pu concevoir du matériel didactique ainsi que se concerter, échanger et donner du feed-back à l’ensemble de l’équipe d’orientation sociale. Grâce à ces préparatifs, plus d’enseignants peuvent passer progressivement à la méthode « CLIMO ».

Groupe de résonance
Par ailleurs, bon a mis sur pied un groupe de résonance pour analyser les implications de cette nouvelle méthode selon plusieurs perspectives. Ce groupe a mis à profit le lancement de cette méthode pour interroger le fonctionnement de bon dans son ensemble. Il s’est notamment penché sur notre approche de l’orientation professionnelle et sur le rôle des accompagnateurs dans la nouvelle méthode.

Orientation de meilleure qualité
Les enseignants d’orientation sociale et les accompagnateurs ont toujours pris en compte les besoins des candidats à l’intégration civique. C’est ce que montrent également les premières évaluations des groupes d’orientation sociale, façon CLIMO. La nouvelle méthode est aussi un incitant pour mieux travailler et communiquer. Conséquence : une orientation et un accompagnement de meilleure qualité du candidat à l’intégration.

Une limite: les barrières linguistiques, le degré de scolarisation et les statuts de résidence restent des obstacles majeurs. Il n’est pas toujours facile de susciter l’initiative des participants et de leur apprendre à chercher l’information par eux-mêmes. Par exemple, peu de brochures ou de sites web fournissent des informations en langue persane. L’enseignant doit alors faire preuve de créativité dans son utilisation de la méthode CLIMO.



 
MoMo

«  Journée MoMo : dans le mille »

Le vendredi 27 mars 2009, bon a organisé la journée MoMo avec le Vlaams Minderhedencentrum (VMC - centre flamand des minorités). Une journée consacrée à la MethOdiek, méthode pour l’orientation sociale. Un succès, de l’avis des participants.

« Cela paraît simple, mais il faut le faire ! L’enseignant en orientation sociale doit être un artiste. Il accompagne les adultes dans un processus fait de recherches et de choix. Cela implique bien plus que donner cours. » L’invitation était claire. La journée MoMo allait s’intéresser de plus près à la méthode pédagogique pour l’orientation sociale.

18 ateliers
Enseignants, responsables et collaborateurs pédagogiques de tous les bureaux d’accueil de Flandre se sont inscrits en nombre à cette journée. Au total, 18 ateliers ont été organisés, dont la moitié par des partenaires extérieurs. Mais il y avait également le temps d’échanger des expériences et de trouver de nouvelles sources d’inspiration.

La journée a été fort appréciée par les participants. Les neuf ateliers de l’avant-midi ont été préparés par des enseignants de différents bureaux d’accueil. Ils ont permis de discuter en détail de sujets tels que la communication, l’interprétation ou la diversité.

Daens en classe
Un autre atelier s’est intéressé à Pieter Daens, cherchant à voir en quoi le film pouvait servir d’amorce à différents sujets. Un groupe est parti en excursion au musée BELvue et s’est rendu compte que même les musées historiques pouvaient être rendus accessibles aux nouveaux arrivés dans le pays. En outre, chacun a pu déguster un délicieux thé à la menthe fraîche dans le sympathique salon de dégustation.

Dans l’après-midi, plusieurs de nos partenaires organisaient leurs propres ateliers. C’est ainsi que le Vormingscentrum voor Opvoeding en Kinderopvang (VCOK – centre gantois de formation pour l’éducation et l’accueil de l’enfant) a mis sur pied un atelier sur les primo-arrivants avec enfants. Toemeka, pour sa part, a étudié la relation entre citoyenneté et démocratie, d’une part, politiques fédérale et flamande de l’autre. Pour conclure, Tracé Brussel a donné des explications pointues sur l’orientation professionnelle des personnes peu scolarisées.

Une journée inoubliable
Un programme chargé, planifié et organisé longtemps à l’avance. « C’est une journée que je n’oublierai pas de si tôt, commente Gerda Bauwens du VMC. Partout, je n’ai eu que des échos positifs, pour le contenu comme pour l’organisation. Les enseignants en orientation sociale ont pu, à leur grande satisfaction, rencontrer des collègues et échanger des idées. Durant les ateliers – et les pauses ¬–, ils ont pu entendre ce qui marchait ou non dans les autres bureaux d’accueil. Et ont pu également voir que partout, on cherchait – par essais et erreurs parfois ¬ – à répondre à certaines questions. »

Dans le mille
Peter Haesendonck, co-ordinateur orientation sociale chez bon, se dit, lui aussi, satisfait de la journée. « Pour cette journée, on a mis dans le mille, s’exclame-t-il. Nous avons vraiment reçu plein de réactions positives des participants. Et pas seulement pour l’organisation. Sur le plan du contenu également, de nombreux participants ne sont pas repartis bredouilles. Nous avons beaucoup travaillé, mais le résultat est là. »
Une participante ajoute : « Oui, c’était très bien organisé et très intéressant. On en redemande. J’ai appris plusieurs choses, que j’ai déjà transmises à mes collègues. »

De l’étonnement à l’admiration
Gerda Bauwens (VMC) : « La journée a été une source d’inspiration, de renouvellement et d’encouragement. En voyant l’éventail de ce que permet la nouvelle méthode, plusieurs enseignants sont passés de l’étonnement à l’admiration. Ils ont pu constater en tout cas que, face  à d’éventuels problèmes, ils n’étaient pas seuls. En plus de l’aspect "matière", la possibilité d’avoir des contacts formels et informels était tout aussi importante. »

Conclusion : une journée réussie qui demande déjà une suite. bon remercie tous les collaborateurs et les participants pour leur engagement.  Si la journée a été passionnante, c’est à eux que nous le devons.

 



Les photos de la journée MoMo


 


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